J’ai quitté la campagne en Région Ile-de-France pour passer quelques jours dans le département de l’Hérault, au cœur de la région Languedoc Roussillon. Riche expérience. J’y ai observé des processus politiques et électoraux en pleine évolution, qui peuvent avoir des conséquences nationales. J’invite chacun, quelle que soit la Région dans laquelle il est engagé, à regarder de près dans cette direction. Selon la formule consacrée, empruntée à Antonio Gramsci, le vieux se meurt, mais le neuf est en train de naïtre. Dit autrement, un cycle se termine et un autre commence. Ce qui s’y déroule politiquement est donc exceptionnel, croyez moi, et doit être étudié, et finement compris, par tous ceux qui travaillent à l’émergence d’une « Autre Gauche ».

 

Là, dans cette Région, se combinent deux processus parallèles dont l’un se nourrit de l’autre : la décomposition de la gauche « traditionnelle » et particulièrement le PS, et la recomposition d’une Autre gauche.  C'est ce que je vais essayer de décrire dans les lignes qui suivent.

 

De quoi Frêche est-il le nom ? Réponse : la décomposition morale et politique de la gauche sociale-libérale

 

Il faut d’abord reparler une fois de plus de Georges Frêche. Pour comprendre tous les enjeux évoqués dans mon introduction, il faut s'arrêter sur ce « qu’incarne » cet homme en ne partant pas seulement de ses commentaires récents à propos de Laurent Fabius, et dont il faut convenir pour être sérieux qu’en réalité la dimension antisémite est assez discutable. Elle est même assez agaçante, car les locataires de Solférino vont chercher Frêche dans une drôle de querelle , après être restés silencieux pendant des années sur ses propos racistes anti maghrébins. Certes, il fut exclu du PS en 2007, ce fut là une décision indiscutablement forte et courageuse.  Elle fut d'ailleurs imposée à François Hollande cette année là par beaucoup de membres de la Commission nationale des Conflits qui militaient dans la gauche du PS que nous animions alors. Mais Frêche est resté, et reste encore "l'homme fort" de la Région. Même hors du PS c'est lui le baron local (le Papa d'Oc disent les maivaises langues) qui pèse réellement sur les cinq départements du Languedoc-Roussillon. Parler de Frêche, c'est donc parler encore du chef politique de plus de 7 000 militants socialistes de la région. Ce n'est donc pas s'acharner sur un homme isolé. Pour moi, s'il est évident que cet homme n'incarne plus la gauche d’un point de vue moral, il faut surtout le juger à ce sujet sur "l’ensemble de son oeuvre", c'est à dire ses déclarations répétées depuis de nombreuses années. Et, il y a de la matière, on va le voir. A l'inverse, déclencher une crise interne, en pleine élection,  parce qu'il a dit "tronche pas très catholique" à l'attention d'un autre responsable socialiste, après l'avoir couvert (je pense à la fin des années 90 et aux débuts des années 2000) pendant qu'il cognait systématiquement sur les français et les immigrès d'origines maghrébines, est en vérité assez déconcertant.

 

Alors voici quelques unes de ses saillies, à destination de ceux qui n'auraient pas été vigilant. «Ici, c'est le tunnel le plus long du monde : vous entrez en France et vous ressortez à Ouarzazate», commente-t-il au sujet de la liaison centre-ville/La Paillade, un quartier à forte population maghrébine de Montpellier, lors de l'inauguration d'un nouveau tramway le 30 juin 2000. Le même jour, il déclare en riant devant les journalistes au sujet d'une dame voilée : «Ne vous inquiétez pas pour la dame, elle n'a que les oreillons». En mai 2003 (citée dans La Gazette de Montpellier)  : «La communauté d'origine maghrébine devient si nombreuse qu'une partie d'entre elle ne souhaite plus s'intégrer (…) Le problème majeur n'est pas la religion, mais le nombre». Vous en voulez encore d’autres ? En 2002, lors des élections législatives, ils menacent : «Ils ne vont pas vouloir maintenant nous imposer leur religion ! Ceux qui ne veulent pas respecter nos valeurs, qu'ils rentrent chez eux!». Après sa défaite, battu par l’UMP Jacques Blanc, il assène : «La droite a été soutenue par les islamistes et les femmes voilées d'al-Qaida». Des déclarations de ce calibre, toujours abjectes, il y en a ainsi des dizaines, et parmi elles, celle devenue si tristement célèbre sur le trop grand nombre de joueurs noirs en équipe de France de football.  Tous ces "noirs" avec le maillot tricolore lui font « honte », et il ajoute « nous (sous entendu les blancs) on est fatigués, tout va trop bien ». Déjà, sur la base de ces seules déclarations, il est assez stupéfiant qu’il ait pu, à nouveau, être le tête de liste régional des socialistes, il y a encore quelques semaines.

 

Mais, il faut aussi comprendre ce qu’il incarne d’un point de vue politique plus général (et non exclusivement dans cette obsession verbale contre les immigrès). Pour quelqu'un de gauche, c'est au moins aussi choquant que ce que j'ai abordé dans le chapitre précédent. Cet homme personnifie, à l'état brut, l’aile droite de la social-démocratie, aujourd’hui très majoritaire en Europe, et pour laquelle l’actuelle direction Aubry ne constitue pas un réel barrage idéologique. Georges Frêche le sait et s’en amuse. Il veut l’alliance avec le Modem et souhaite que cette stratégie d’alliance avec la droite barouyiste soit celle de toute la gauche. Sur ce sujet, ces déclarations sont nombreuses. Le 16 janvier 2008, lors de la campagne municipale, il annonce par exemple : « Au second tour, nous tendrons la main à tout le monde, y compris à l’extrême gauche. Et on tendra la main au MoDem. Même Martine Aubry, il va falloir qu’elle vire sa cuti. Si elle n’aimait pas le MoDem, il ne fallait pas qu’elle s’allie avec eux à Lille. Mais je crois qu’elle finira par y venir… ». Et c’est d’ailleurs ce qui se fera, sous la houlette d’Hélène Mandroux (proposée à présent par le PS, comme alternative à Frêche !) lors des élections municipales. Le Modem compte des adjoints à la Maire de Montpellier. Cette stratégie pour lui, n’est pas qu’une question de circonstances. Elle a d'ailleurs rendue impossible au second tour l'union avec les Verts et le NPA. Elle exprime une orientation de fond, une conviction idéologique. Plutôt le Modem, que l'union de la gauche.

 

Mais, Georges Frêche va plus loin, dans un ouvrage sorti aujourd’hui, Trêve de balivernes (Editions Eloïse d’Ormesson), qui se veut être une mise au point après les attaques qu’il a subi, il débute un des chapitres avec malice (car la formule n'est pas de lui, mais de la gauche du PS): « le programme socialiste est épuisé ». Certes. Mais quelle solution propose-t-il ? Et bien désormais, pour Georges Frêche, il faut à la gauche « un programme non partisan (..) un programme pragmatique. Un programme qui s’inspire du parti démocrate américain. »,« la direction fondamentale, c’est prendre en compte les réalités économiques et avoir la volonté d’y apporter les corrections qu’impose le souci de l’équité sociale. Autrement dit, l’égalité des chances comme cap », « ce type de programme ne comporte ni idéologie, ni langue de bois. Il est cent pour cent pragmatique (…) vous remarquerez que je ne fais pas grand cas des notions de droite et gauche. Tout simplement parce que je pense que ces distinctions sont minimes face à une autre distinction, qui me parait à la fois porteuse de sens, et plus opérationnelle. Plutôt qu’une stérile opposition droite/gauche, je préfère une opposition authentique/non authentique ». Expliquant sa vision du monde, il développe plus loin : « la mondialisation qui est un fait et non une option, demande a être encadrée, sinon l’individu va y laisser des plumes (…) On est donc en train de revenir à un minimum d’encadrement. C’est tant mieux. (..) J’ai dans l’idée depuis longtemps que marché et pensée de gauche ne sont pas radicalement opposés mais profondément complémentaires. En clair, les réalités économiques sont incontournables mais il faut aider les individus à se dépatouiller (…) j’avais déjà dans la tête l’idée qu’il ne servait à rien de s’opposer aux délocalisations, puisque la mondialisation n’était pas de notre ressort. » Et les poncifs continuent : « On m’a déclaré traître à la cause socialiste, parce qu’il y en a encore pour qui être de gauche, cela veut dire bouffer du patron (…) Pour pouvoir partager les richesses, il faut en produire, il faut que tout le monde travaille ensemble. J’ai bien dit ensemble. Le public avec le privé, la recherche avec les entreprises, les multinationales avec les PME. » Et plus loin, il s’en prend aux universités françaises reprenant à son compte les arguments bidons (car comparant des fonctionnement de l’Enseignement supérieur qui ne sont en rien comparable) de la droite portés par Valérie Pécresse : « Notre première université française est…la 40e mondiale ». Etc. Bref, on croirait lire une compilation de discours de dirigeants UMP, saupoudré en plus d'une tonalité pseudo méridionale, pagnolades vulgaires, où il serait victime d'un complot des parisiens qui n'aiment pas les gens du sud... Le nord, et Aubry, contre le sud, avec Frêche comme porte drapeau. Triste. Je met cet aspect du bouquin de coté, car il est affligeant (et de moins de vue, insultante pour les méridionaux).

 

Plus fondamentalement, si j’ai cité longuement ces extraits, c’est que ceux qui ont consacré des dossiers au «cas frêche » (je pense à l’hebdomadaire Marianne de cette semaine) n’ont pas reproduit ces lignes, ni jamais souligné la charpente idéologique de Georges Frêche. Dommage. Ils en sont restés à ses déclarations iconoclastes, pas toujours convaincantes pour le lecteur, sans commenter ce qui constitue l’orientation politique plus globale de cet homme. Et là, un constat s’impose. Dans toutes ses déclarations, qu’est ce qui fait  objectivement la différence avec la droite ? En quoi cette orientation politique s’oppose-t-elle à celle mise en œuvre avec le gouvernement Sarkozy ? En quoi l’UMP serait en désaccord avec de telles déclarations et analyses. Le constat est là, la réponse s’impose : en rien. D’ailleurs, dans les 122 pages de son dernier ouvrage, Georges Frêche n’adresse aucune critique à la politique actuelle du gouvernement. Il parle deux fois de Nicolas Sarkozy. Une première fois, où, après avoir raconté ses relations et ses désaccords avec François Mitterrand (De façon assez pitoyable d’ailleurs. Pour lui, Mitterrand est resté toute sa vie en réalité un homme d’extrême droite déguisé, et ce en fonction de ses goûts littéraires et de ses relations avec René Bousquet), il concède que si ce dernier n’arrivait pas au genou du Général de Gaulle, Sarkozy lui n’arrive pas à la cheville de Mitterrand. Une autre fois, où il s’exclame : « il serait temps d’arrêter de soutenir l’insoutenable, de défendre l’indéfendable, et de s’imaginer que la France, ce village gaulois, serait le dernier lieu de résistance où un Astérix en talonnettes enverrait paître et donnerait des leçons aux chefs d’Etat du monde entier à coup de potion magique ». On se frotte les yeux, et à bien lire ces lignes, prétendument humoristique et mal pensante, on constate stupéfait qu’en ce mois de février 2010 la seule critique de Frêche envers Nicolas Sarkozy est qu’il est trop protectionniste et pas assez aligné sur les autres Présidents du monde... Sidérant.  Hormis ces attaques, que l'on attendait plutôt d'un ultra libéral, on ne trouvera en lisant bien, pas une seule critique de la part de Frêche sur la politique antisociale actuelle de l’UMP, rien sur la défense des retraites à 60 ans, de la Poste, sur les cadeaux fiscaux pour les plus riches, sur les attaques contre les services publics, aucune demande d’augmentation des salaires, rien sur la réforme des collectivités territoriales (avec laquelle il a dit qu’il était d’accord), etc… Rien contre la droite, en 122 pages, en pleine campagne régionale…

 

J’arrête là ma démonstration. Voilà le vrai Georges Frêche. Cet homme n’est pas un antisémite, non. Même pas. Pas la peine d'en rajouter. La vérité nue suffit à elle même. Ce reproche rate donc la cible, et localement personne n’y croit.  Inutile donc de l’employer car en réalité il ne fait que le renforcer. Par contre, Georges Frêche ne représente plus les idées, les valeurs, les propositions de la gauche. Et c’est pourquoi, dans cette région, depuis plusieurs mois, à gauche, des forces se sont mis en mouvement pour proposer une alternative réelle, et non un simple changement de visage à la Présidence de la Région. D’autant que jusqu'à présent, jamais le PS n’a condamné ni critiqué Frêche sur son orientation politique totalement compatible avec la droite.Et c’est pourtant là l’essentiel.

 

La recomposition de la gauche est en marche

 

J'en viens maintenant à ce qui est le plus important à mes yeux. D’abord, dans cette région, toutes les forces de « l’Autre Gauche » ont réussi à se rassembler sous l’appellation « A Gauche Maintenant ». Le PCF, le NPA, la FASE, les Alternatifs, la Gauche unitaire, le M’PEP défendent ensemble cette même liste, conduite sur le plan régional par mon camarade du Parti de Gauche René Revol. C’est un évènement à dimension nationale, aboutissement d’un processus politique profond. Durant plusieurs mois, toutes ces forces ont discuté. Elles ont toutes tirées la conclusion que Frêche, et son système, n'incarnait plus la gauche. Il avait franchi une ligne jaune. La décomposition politique était allée trop loin. Ces Partis ont alors élaboré ensemble un programme, résolument de gauche, pour la Région Languedoc Roussillon. On peut le consulter en cliquant ici. En réalité, cette union a été possible car depuis la formidable campagne unitaire de 2005 contre le Traité Constitutionnel Européen (TCE), ces forces se connaissent, ses militants se respectent. Ensemble, ils ont organisé la résistance sociale à la politique de la droite. Dans ces combats communs, ils ont constaté combien ce qui les rassemblait était beaucoup plus forts que leurs divergences. Constatant la décomposition idéologique dans laquelle Georges Frêche entraîne la gauche, elles ont décidé qu’elles ne voulaient plus que cet homme dirige la région. C’est pourquoi leur position est claire, elles ne fusionneront pas au second tour avec les listes Frêche. Il est allé trop loin, trop souvent. Il ne peut plus représenter la gauche dans la Région. Mais, tous ont aussi décidé qu’ils fusionneront avec toutes les listes de gauche au second tour et c’est pourquoi elles ont conclue un accord clair et public avec les listes Europe Ecologie. Depuis peu, les socialistes « officiels » regroupés derrière Hélène Mandroux ont déclaré que eux aussi participeraient à cette alliance. Et là, j’attire l’attention du lecteur : ensemble ils peuvent obtenir la Présidence de la Région. Oui, c’est possible. J’affirme cela contrairement à ce qu’affirment des sondages généralement financés par Frêche ou le PS qui voulaient imposer la candidature Mandroux pour regrouper toute cette gauche comme seule alternative à celle du Président sortant. Mais, les mêmes sondages (il en est plusieurs, mais une tendance se dessine) montre que si ces trois listes s’unissent, elles sont à plus de 30 % des voix. Pour l’heure, les deux listes les plus importante sont celles d’Europe Ecologie (12%) et celle d’A Gauche Maintenant conduite par René Revol (11%).  Et la droite me direz-vous ? Peut elle l'emporter ? A priori, non. La menace n'est pas sérieuse. Elle est loin derrière. Dans les meilleurs sondages, elle est à 30 % dans les sondages lors du second tour. Premièrement, il est si basse car elle est aussi en crise profonde et paye sa solidarité avec la politique du gouvernement. Mais aussi car une partie significative de son électorat (et notamment sa part la plus xénophobe) est « siphonnée » par Georges Frêche.   

 

Ce qui se joue dans cette Région est donc passionnant pour tous les citoyens qui aiment la politique. Cela n’a rien d’anecdotique ni strictement local. Avec un certain acharnement, la presse régionale (et surtout le Midi Libre) veut tuer la campagne en ne présentant que la rivalité personnelle et a-politique entre Frêche et Mandroux. Cet affrontement, duquel publiquement il ne sort aucune proposition concernant le quotidien des habitants de la région, écoeure beaucoup d’électeurs. Sans doute est-ce là l’objectif. Surtout ne pas parler politique. Mais, la campagne n’est pas terminée, loin de là. D’un certain de point de vue, elle ne fait que commencer.

 

Durant les quelques jours que j’ai passé ici, j’ai vu des affluences considérables aux réunions qu’organise la liste A Gauche Maintenant. Lundi dernier, dans une rue passante  de Perpignan, ce sont plus de 250 personnes qui sont venues inaugurées le local de campagne. Ce dernier étant trop petit, c’est dehors, dans la rue, que les orateurs ont pris la parole. Invité du jour, Jean-Luc Mélenchon est monté sur une chaise pour s’exprimer micro à la main à la foule qui s’est amassée. Parmi elle, les responsables du PCF se mélangent avec ceux du NPA et du Parti de gauche. L’ambiance est fraternelle, c’est palpable. Une force est là. Je retrouve des militants de divers horizons que je connais depuis longtemps. Chacun reconnaît que ce qu’ils sont en train de construite est exceptionnel.

 

Deux jours plus tard, c’est à Bédarieux, une petite commune de quelques milliers d’habitants que j’assiste à une réunion de campagne. Une centaine de personnes sont dans la salle, réunies pour écouter Jean-Louis Bousquet et François Liberti du PCF, David Hermet du NPA et René Revol. Un débat s’engage. Les questions sont précises. Tous ces gens font de la politique, ils s’occupent de la chose publique. Les orateurs ne restent pas à la fin de la réunion. Ils sont attendus dans une autre réunion qui se tient à une vingtaine de kilomètres de là. Ainsi, va la campagne. Au moins deux réunions par soirs pour le tête de liste. Au total, plus de 185 réunions dans la Région !

 

La victoire est possible, j’insiste. Ceux qui souriront à la lecture de ma phrase sous-estiment la force potentielle des phénomènes en cours. Certes, je peux in fine me tromper. C'est cela la politique, rien n'est assuré et on le sait bien : les hommes font l'histoire, mais ils ne savent pas l'histoire qu'ils font. D'autant que bien des forces agissantes s'activent pour que nous ne réussisions pas. C'est une évidence.  A commencer par les médias qui boycottent grossièrement la campagne Revol. Là-bas, mes amis ont l'habitude. Mais, ma conviction est que, si cette liste passe devant et que c’est autour d’elle, c'est à dire avec René Revol comme tête de liste,  que la gauche se rassemble au second tour, elle peut arriver devant Frêche et la droite. Arithmétiquement et politiquement c’est possible. Cela se jouera à quelques milliers de voix. Il reste maintenant au peuple souverain, aux électeurs, de trancher cette question : comment la gauche doit elle se recomposer ? Sous la direction de quelle orientation ? Garder Frêche et sa politique de non-résistance à la droite ? Ou voter Revol pour démontrer à tout le pays que l’on peut changer la gauche et après changer la vie. Une offre politique est là. Elle peut devenir majoritaire. Dernier point important, hier soir à Bédarieux, René Revol a déclaré devant l’assistance : « Nous sommes tous d’accord. L’union que nous avons bâti lors de cette campagne, continuera après cette élection ». Je laisse chacun mesurer la portée nationale de cette déclaration.

 

Du laboratoire de la décomposition de la gauche sociale-libérale rendue visible ici car conduite par un personnage délirant, le Languedoc-Roussillon peut devenir le laboratoire de sa recomposition. Il reste encore deux semaines pour le rendre réalisable. Le Parti de Gauche y prend toute sa part et démontre, si certain en doutaient, la place indispensable qu’il occupe dans ce difficile travail.

 

Post Scriptum : Je conclue ce billet en souhaitant la bienvenue dans la blogosphère du PG, des blogs de mes amies les candidates Pascale Le Néouannic et Christiane Chombeau. Allez les consulter son modération.